Revue n° 19avril 2014

Les grands projets de la culture


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Droit de réponse: De l’Agence Nationale de Gestion des Réalisations des Grands Projets de la Culture [ARPC]

page n°18)

Suite à la parution de l’article «50 ans d’architecture au service de la culture» consacré à l’exposition du même nom par le magazine Vies de villes n°18 du mois de mai 2013, le commissariat de l’exposition tenait à apporter un complément d’informations compte tenu de l’interrogation contenue dans l’article.

Le moteur qui a guidé la mise en place de cette exposition initiée par l’ARPC était la présentation du paysage architectural au service de la culture algérienne, dans toute sa pluralité, sans complexe ni complaisance. Une fois ce parti pris assumé, l’équipe composant le commissariat s’est mise en charge de procéder à un véritable travail de recensement à travers tout le territoire national, ce qui constitue probablement la première initiative de ce genre dans notre pays, en collaboration étroite avec les directeurs de culture de chaque wilaya. Plus de 130 projets ont été recensés à travers l’ensemble du pays.

Les 50 projets retenus afin d’être mis en lumière lors de cette exposition ont été sélectionnés selon deux critères : le premier concerne la diversité du paysage architectural au service de la culture. A ce titre, nous avons tenté de présenter au public une palette de projets aussi variée que possible. Le second critère concerne l’intérêt des auteurs du secteur – architectes en tête – pour ce projet. Sans leur participation enthousiaste, cet événement n’aurait pas pu voir le jour. Nous sommes heureux d’avoir pu leur rendre hommage et de les avoir mis à l’honneur aux côtés de leur projet.

Des propos tenus dans la publication tels que «des projets qui, de notre point de vue, ne servent pas du tout l’architecture de notre pays» ou encore «d’un goût douteux» ne constituent qu’une simple opinion – que nous respectons par ailleurs – mais s’il est vrai que l’Algérie a un retard cer- tain en la matière, elle le rattrape petit à petit grâce à des projets architecturaux de ce genre, fussent-ils ou pas au goût du magazine.

L’éthique et la déontologie du métier d’architecte nous ne donne pas le droit de porter des jugements de valeur. L’exposition avait pour but de susciter un débat à la hauteur de notre culture et de la profession d’architecte en Algérie.

Concernant le projet du MAMA, il est utile de rappeler que le deuxième appel d’offres national ouvert a été lancé sous forme de concours d’architecture par le maître de l’ouvrage après le classement du musée MAMA dans la liste des monuments historiques (en 2009) en vue de la prise en charge des études muséographiques et scénographiques des ex-galeries algériennes en Musée national d’art moderne et contemporain (MAMA) en conformité à la loi 1998-04 relative au patrimoine.

Commentaire de la rédaction

L’opinion exprimée, dans l’article intitulé «50 ans d’architecture au service de la culture» n°18 de la revue, sur certains projets publiés mais, selon nous, insuffisamment maturés, n’engagent bien entendu que notre publication. L’ARPC (l’Agence Nationale de Gestion des Réalisations des grands Projets de la Culture) n’est pas mise en cause dans la production architecturale que nous qualifierons de très pauvre. Nous ne voyons aucun mal quant à cette critique qui nous semble légitime et absolument pas subjective. Nous pensons qu’à ce niveau «d’exposition référence», il y a des choix qui peuvent donner de mauvais signaux, notamment aux milliers d’étudiants en architecture qui sont formés à travers les 20 instituts et école d’architecture du pays. Ces jeunes, formés malheureusement en masse, souffrent jus- tement de manque de références nationales de qualité en ce qui concerne la production architecturale récente. Nous pouvons être d’accord sur le fait que les choses avancent en s’améliorant, mais les jeunes architectes doivent comprendre que «la reconnaissance» ne peut venir qu’à force de labeur, de dépassement de soi et de persévérance.

Nous pouvons aisément imaginer les efforts consentis par l’ARPC pour réaliser cette exposition inédite, et encore une fois admirablement mise en scène, et nous voulons par cette occasion qui nous est encore donnée, féliciter toute l’équipe de l’ARPC avec notre profonde reconnaissance. En tant que citoyens, nous les encourageons à multiplier ce genre d’initiative. Et nous leur dédions le dossier de ce numéro de «Vies de Villes».

NDLR

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